Deux
pianistes femmes inconnues dans l'histoire breve de la famille Mussini ___________
Guy
Leclerc une famille
de peintres et de musiciens connus
Elena
Mussini Stefani et Adèle Mussini Branca
La maison MUSSINI
1818-1865 - 6080 via San Sebastiano (aujourdhui Gino Capponi) dans
le Palais Osmondi, comme locataires des Servi à FLORENCE (12)
1
- La mère, Giuliana de Sarti (Copenhague 1775-1842 Florence) fille
du compositeur Giuseppe Sarti 1729-1802 (1) de Faenza chante pendant plusieurs
annés avec son mari à Londres, Dresde, Hamburg, Kassel et Berlin,
enseignant le solfège et l' harmonie à ses enfants.
Giuseppe
Sarti (dipinto da Cesare Mussini)
2 - Le père, Natale Mussini, Bergame 1765-Florence
1837 ( 2 ) fut ténor, guitariste, violoniste et compositeur. Il séjourne
pendant quelques années à Paris de 1789 à 1792 durant la
Révolution Française, d' où il échappe de peu à
la " fatale lanterne" pour fuir à Londres, suivant ses amis Viotti
et l'élève de Clementi Jean Baptiste Cramer, qu'il avait bien connus
au théâtre Feydeau ( Viotti étant directeur de ce théâtre
). A Paris il avait aussi connu les violonistes Mestrino mort 1790 et le fameux
Pierre Rode, élève surdoué de Viotti, second violon au Feydeau
et bien sûr Luigi Chérubini, directeur du Conservatoire et ancien
élève de son beau-père Giuseppe Sarti.
Natale
(ou Noêl ou Nicolo) resta peu à Londres. De là il fit
étape à Dresde, Kassel, Hamburg pour s' établir enfin à
Berlin en 1794. Il fut ténor et directeur du théâtre du roi
Frédéric Guillaume II 1794-1798 soit jusqu'à la mort du roi.Il
devint alors Maître de Chapelle de la reine douairière jusqu'enn
1808 (en cette cour il connut le clarinettiste Joseph Beer, les frères
Jean Pierre et Jean Louis Duport violoncellistes et le jaloux Reichardt qui ne
supporta pas de voir créé pour J.L.Duport la place de Surintendant
) Puis Natale laissa la cour prussienne pour celle de Russie comme conseiller
culturel du Tsar Alexandre I de 1808 à 1812.
Giuliana Sarti (dipinto da Cesare Mussini)
Natale
Mussini
(dipinto da Cesare Mussini)
Natale
avait une allure aristocratique et c'est cette seule allure qui lui valut
la corde au cou. C' était aussi un grand et bel homme et de ce fait une
cantatrice en tomba amoureux, mais il l'éconduisit. La donzelle voulant
se venger fit courir le bruit que Natale était amoureux de la belle reine
Louise. Ce bruit parvint aux oreilles du roi Frédéric Guillaime
III qui était très jaloux, de sorte qu' il révoca Natale
de sa charge et lui reprit la villa de Freienwald, donnée par son père
( près de la résidence d'été de la reine veuve).
A
Saint Pétersbourg Natale rencontra Muzio Clementi et Ludwig Berger et de
nouveau Pierre Rode qui était alors premier violon du Tsar Alexander I.
Suite à l' invasion de la Russie par Napoléon, Natale quitta St
Pétersbourg et la cour de Prusse étant encore exilée à
Königsberg il resta quelques mois en Bohême puis il revint à
Berlin avec le retour des souverains et reprit son service à la cour jusqu'
à l'année 1818. Sur les conseils de ses médecins, il
décida de retourner en Italie et s' établit à Florence avec
sa famille comme locataire des Servi, dans le Palais Osmondi 6080 via San Sebastiano,
derrière l'église de l' Annunziata jusqu' en 1865 ( le Ministère
de la Guerre délogea les Mussini qui s'établirent Borgo Ognissanti
puis via dei Seragli ). Giuliana et Natale eurent huit enfants, tous nés
à Berlin entre 1803 et 1818 ( Elena 1803, Cesare 1804, Celeste 1806, Giulia
1809, Giuseppe 1810, Luigi 1813 et Adèle 1818). Tous grandirent dans le
culte de l'art et particulièrement de la musique. Un petit théâtre
fut conduit à cet effet où tous les frères et soeurs, Natale,
Giuliana et sa soeur Maria, chantaient ou jouaient d'un instrument et aussi de
petites pièces de théâtre.
En peu de temps " La Casa MUSSINI " de Florence devint un petit
centre artistique où se retrouvèrent des peintres, des sculpteurs,
des poètes, des musiciens et des hommes politiques amis des Arts: Parmi
les peintres venaient les deux maîtres de Cesare et Luigi, Bezzuoli et Pietro
Benvenuti, le collègue Adolph von Stürler, les élèves
Michèle Gordigiani, Silvestro Lega et Cesare Maccari et le critique
d' art Luigi Venturi.
Parmi les écrivains et poètes venaient
le drammaturge Jean Baptiste Niccolini et le poète Giuseppe Giusti (10
), ardents indépendantistes ennemis de l' occupation autrichienne, qui
chacun dédicacèrent un poème à telle oeuvre de Cesare
Parmi les musiciens, venaient le compositeur Luigi Gordigiani ( 3 )père
du peintre Michele, le compositeur et pianiste Théodore Döhler et
le Prince Joseph Poniatowski, auteur d' opéras seria dont les trois suivants
" Bonifacio dei Geremi" ", " I Lambertazzi " et "
Marek Adel " dont Cesare tira deux tableaux ( les deux premiers ne faisant
qu' un même thème ) "Pierre de Medicis", et d'après
Victor Hugo Esmeralda et Ruy Blas ( le Prince acheta le petit théâtre
Mussini pour sa villa de Rovezzano qui devint la Villa Favard après que
la baronne Favard l' ait achetée et Cesare la décora alors de fresques
). Muzio Clementi y fut aussi reçu à l'occasion de ses nombreux
voyages.
Massimo
D'Azeglio
Parmi
les hommes politiques notables étaient reçus Massimo d'Azeglio,
marié à la fille d' Alessandro Manzoni, peintre, directeur de la
Galerie royale de Turin, partisan de l'indépendance comme les poètes
précités, Luigi Mussini et Silvestro Lega présents à
Curtatone et Montanara. Blessé à Vicenza en 1848, il fut premier
ministre de Victor Emmanuel II. Venait enfin à demi-aveugle mais à
pied de son Palais voisin, bâtie sur cette même rue qui porte aujourdhui
son nom, le vieux marquis Gino Capponi, jadis amant consolateur Hortense Allart
avant qu'elle ne le fut à Rome de Chateaubriand.
3 - Les deux
fils peintres connus Cesare 1804-1879 et Luigi 1813-1889 furent aussi des musiciens
inconnus
Luigi Mussini c'est assez normal, car bien que l'élève
de Clementi à Berlin (comme Meyerber et J.B.Cramer) il ne fut jamais un
musicien, malgré une sensibilité affective et religieuse aigue qu'
il sut exprimer dans ses lettres (4). Cependant, apologiste de son grand père
Sarti et auditeur admiratif de son père, de son frère Cesare, et
de sa soeur Adèle qui l'accompagnait à Rome, il avait la passion
de la musique et à ce titre, pendant son pensionnat de Rome, 1840-44 il
devint ami de Charles Gounod et d' Ambroise Thomas (5) et surtout d' Ingres, alors
directeur de la Villa Médicis de 1835à 1842 (il le retrouvera à
Paris en 1849). Ingres exerça sur lui une grande influence et il l' entendit
souvent jouer de son violon devant son portrait de Luigi Cherubini, l'élève
de Sarti, ébauche qu'il achèvera à Paris.En France on en
tira l'expression "violon d'Ingres" qui ne signifie guère que
hobby, alors que pour Ingres ce fut la vraie passion de son enfance puisqu'il
fut second violon dans l'orchestre de Toulouse. Le frère Camille 1805-1857
ne fut pas musicien et le petit Giuseppe mort à 3 ans n'eut pas le temps
de l'être (1810-1813).
Luigi
Mussini
Tout
au contraire Cesare (6) devint un violoniste virtuose. Pendant les cinq années
d' absence de son père à St Petersbourg, Cesare reçut de
sa mère ses premières leçons d' harmonie.Enfant il était
tellement attiré par le violon de son père qu'il supplia sa mère
de lui acheta un petit violon. Ainsi il commença à en jouer pour
qu' à son retour son papa en ait la surprise. Surpris et heureux Natale
ne put refuser d' enseigner le violon à cet enfant de sept ans déjà
si volontaire. Cesare restait toujours fasciné par la technique parfaite
de son père et la délicatesse du son qu' il obtenait . "Le
violon ne se joue bien qu' avec son coeur".disait-il et cela Cesare l'avait
bien compris et assimilé, quand il eut à la bonne fortune de voir
arriver en sa maison de Berlin le célèbre violoniste français
Pierre Rode.
Pierre
Rode s' en revenait d'un grand succès à St Pétersbourg
où il avait été premier violon du tsar Alexandre I.
Cesare Mussini
A
Berlin il épousa en 1814 Wilhelmine Verona, première fille du peintre
décorateur de théâtre Bartoloméo Verona ( né
à Bergame, qui fut premier peintre de Frédéric le Grand )
et soeur de Caroline, première femme en 1815 de Ludwig Urban Blesson. Verona
également architecte édifia peu, le roi lui préférant
Schinckel et cependant il restaura totalement la double maison 17/18 unter den
Linden, reliant les deux façades pour n' en faire qu'une seule ornée
de faux pilastres haute de cinq étages chacun éclairé de
seize fenêtres donnant sur l'avenue et une cour intérieure s' étendant
jusqu'à la Behrenstrasse parallèle aux Linden. Pareille surface
permettait de louer quarante appartements.
C'est ainsi que Natale
Mussini, né aussi à Bergame, devint locataire de Verona et ce
pourquoi il fut facile pour Cesare, de devenir l'élève de Rode qui
était ici son voisin en tant que gendre de Verona. A l' âge de douze
ans Rode le prenait déjà à Berlin comme second violon pour
jouer ses quartettes. Pendant son pensionnat à Rome 1828-1832 Cesare fut
ami d' Horace Vernet, directeur de la Villa Médicis, de Chateaubriand alors
ambassadeur à Rome ( qui admira la "Mort d' Atala"de Cesare destinée
à illustrer son roman Atala) et surtout une amitié très étroite
le lia à Félix Mendelsohn déjà ami de sa soeur. A
peine Félix avait-il créée un morceau qu' il se mettait au
piano accompagné par Cesare au violon ( un Guarneri de Gesu) pour en estimer
la valeur et il écoutait attentivement la critique qu' en faisait Cesare.
Durand ses 2 longs séjours à St Pétersbourg 1845-46 ( 22
mois) 1849 ( 8 mois) il fut reçu en intime par Nicolas I et la tsarine
Alexandra Fedorovna, fille de la bonne reine Louise qui avait chéri
les Blesson, aimait que Cesare l'accompagne au violon pendant qu'elle jouait du
piano. Il peignit pour le Tsar, une réplique de la Santma Annunziata, le
Suaire de Véronique, Bianca Capello, Marino Faliero, Laurent de Médicis
mourant qui écoute la divine comédie de Dante et six esquisses de
St Isaac. En 1829 Cesare devint membre de l' académie philharmonique
de Rome, puis un moment directeur il lui arriva de diriger un orchestre. Il fut
aussi membre de la Philharmonie de Borgo San Sepolcro puis de Florence en 1859.Il
avait eu déjà l' occasion de diriger l'orchestre pour des soirées
de charité ( comme par exemple pour la fête de la béatification
d' Ange d' Acri en 1826 à Florence et Empoli ) comme il le fera à
Wiesbaden et Baden-Baden ( cf journal ). Il écrivit quelques romances inédites.
Cesare épousa à Berlin le 15 juillet 1840 Elisa v.Blesson,
fille de Ludwig Urban v.Blesson, major et ingénieur, écrivain militaire
spécialiste des fortifications et de Catherine Schmedding (11)et arrière
petite fille de Jean Pierre Antoine Tassaert, premier sculpteur de Frédéric
le Grand. Leur fille Constance épousa l' avocat Giovanni Verzani, maire
de Barga, de noblesse immémoriale à Barga depuis 1331 et poursuivie
par la femme de l'auteur jusqu' à Constance Perrot sa petite-fille. Deux
filles de Constance épousèrent deux frères Vanzi, Olga épousa
Giorgio et Fanny, Leonetto, tous les quatres étaient journalistes et Fanny
Mussini-Vanzi fut aussi écrivain et certains de ses poèmes furent
mis en musique. Cesare fut nommé en 1834 professeur de l'Académie
des Beaux-Arts de Florence mais 5 ans avant de mourir il laissa la peinture pour
se consacrer uniquement à la musique et former le" Quartet sublime"
ves les professeurs Cropri, Pilati et Montelatici, parfois accompagné au
piano par Elise.
Chacune des quatre soeurs jouait du piano et porta le
titre de " Maestra di Musica": Celeste1806-1867,
très liée à Adèle, devint cantatrice et enseigna le
chant. C'était une superbe femme pleine de vivacité et d' allégresse
si l'on en juge à la lecture de ses lettres à son frère Cesare,
où elle raconte les événements petits ou grands qui se passaient
à Florence, au théâtre de la Pergola et dans les soirées
de la Casa Mussini et en particulier de ses rencontres avec les dieux et divas
du moment comme Carolina Unger, Ronconi et Napolitano Moriani ( avant Verdi il
fut l'amant de Giuseppina Strepponi qui lui donna deux enfants dont un fut élève
de Bartolini- ce Moriani aurait voulu acheter la villa de campagne des Mussini-Stefani
à Fonzacchino). Giulia1809-1845, pianiste, mourut jeune
des suites d' accouchement. Elle avait épousé à Milan le
docteur viennois Népomucène Huber. Sa sépulture est dans
le Cloître des Artistes de la Santissima Annunziata de Florence avec
une épitaphe " Maestra di Musica ",près de celle de sa
mère à la longue épitaphe " Giuliana de Sarti "
toutes deux reposent dans la cour aux pieds de la stèle en marbre
du père, elle érigée dans la galerie, avec son beau buste
en bas relief sculpté par Aristodemo Bastali surmontant une croix de Malte
( il était chevalier ) son blason et son épitaphe.
Elena
MUSSINI-STEFANI et Adèle MUSSINI-BRANCA
Elena
MUSSINI- STEFANI1803-1861 (7)
Elle commença d' apprendre
le solfège et le piano avec sa mère et sa tante Maria Sarti, pour
être ensuite élève à Berlin du fameux pianiste et compositeur
Ludwig Berger. Ainsi devint-elle amie de Félix Mendelsohn et de sa soeur
Fanny ( mariée plus tard au peintre Wilhelm Hensel ), tous les trois étant
élèves du "bon" Berger. (dixit Adèle dans une
lettre à Cesare). A Florence elle épousa le noble Girolamo Stefani,
peintre inconnu mais un des premiers lithographes italiens ayant commencé
avec "La conjuration des Pazzi" de Cesare et devint professeur de musique
à l'Académie philharmonique et à l' Institut Musicale créé
par Giorgetti, violoniste élève de son père qui dut laisser
le violon pour l'enseignement après une paralysie. Cet Institut est devenu
le Conservatoire Luigi Cherubini. Le nom d' Elena Mussini se rencontre souvent
dans les lettres adressées à Cesare mais rarement dans le dictionnaires
de musique anciens comme Lebedur et l' Eitner et alors presque toujours citée
après son père Natale avec cette mention "Elena Mussini war
eine ausgezeichnete Klavierspielerin Schülerin Ludwig Berger's".
Son petit-fils Lodovico Verzani écrit qu'elle fut aussi compositeur comme
Adèle. Elle eut sept enfants. Sa fille Amina épousa à Bäle
le Suisse Jean Jacques Burchhardt, donnant naissance à la lignée
des Burckhardt à laquelle appartient Lucie Burckhardt, petite fille d'
Amina, hélas décédée en décembre 2003, généreuse
donatrice d' archives Sarti-Mussini aux bibliothèques de Faenza et de Sienne.
Adele
Mussini
Ambroise
Thomas
Adele MUSSINI-BRANCA1818-1889 (8)
Elle reçut comme
ses frères et soeurs une fine éducation issue de la culture peu
commune de ses parents et au piano les leçons de l' excellente tante maternelle
Marie Sarti gaie convive de la famille.Petite de taille, Adèle n' était
pas vraiment belle mais ses deux beaux yeux noirs brillaient d'une vivacité
et d'une douceur sans pareilles tandis que sa bouche, toujours souriante, laissait
transparaître sa bonté et son intelligence. Compagne inséparable
de son frère Luigi, par la ressemblance de caractère et de sentiments,
elle l' accompagna avec joie à Rome pendant les quatre années de
son pensionnat 1840-44. Elle eut ainsi l' occasion de participer à beaucoup
d' événements artistiques de l' Académie de France à
Rome à la Villa Médicis. Elle rencontra là son directeur
Horace Vernet qui lui parla de son frère et ami Cesare, le peintre Louis
Hébert et les deux musiciens déjà renommés qu' étaient
Charles Gounod et Ambroise Thomas. Le 6 août 1862 elle
épousa le colonel des Bersaglieri Claudio Branca, ce qui impliqua des changements
fréquents de résidence à Cunéo, à Crémone...
C'est à Crémone qu'elle fit le plus long séjour où
les occasions ne lui manquèrent pas de se faire entendre en public et de
se faire connaître comme compositeur, ce qui lui valut de sincères
applaudissements. Des artistes distingués voulurent exécuter et
publier certaines de ses oeuvres, comme Luzzi et Robaudi de Livourne et divers
maîtres de Crémone, tels Appiani et Giuseppe Filippi de Milan ( collaborateur
de Pougin pour le supplément du Fétis) et le créateur d'opéras
Lauro Rossi ( 1812-1885 Cremone ), élève de Crescentini, maître
de chapelle du théâtre Valle de Rome puis directeur du Conservatoire
de Naples et le compositeur Amilcar Ponchielli ( 1834-1886 MIlan ) élève
du Conservatoire de Milan puis maître de chapelle de la cathédrale
de Bergame.
Citons parmi ses oeuvres - Une Valse et une
Mazurka arrangements d' oeuvres de Chopin - Six pensées fugitives (
désespoir, calme , oubli, raison, résignation, réci du passé)
publiées par Ricordi - Trois pensées libres - six nouvelles
pensées fugitives (tristes pensées,angoisse, de même,distraction,
inquiétude, badinage) - Episode champêtre - Speranza (Valse)
- Bal arabe - Douleur (Mélodie) - Rêves d'un bal, Solitude
- Deux Mazurka (Eco il Tramonto c.a.d Voici le coucher du soleil ou le crépuscule)
- Une Polka. Ces dernières compositions lui valurent l'éloge publique
du critque Filippi dans les colonnes de la Perseveranza - Très appréciées
aussi furent ses Deux sonates classiques à quatre temps qui restèrent
inédites comme aussi - sa Romance pour chant, sur des vers du poète
Aleardi qu' elle connaissait personnellement - Pour finir une Marche funèbre
composée en 1879 (à l'occasion de la mort de son frère Cesare)
et qui eut l'honneur d' être lue par Ambroise Thomas, lequel émit
à son sujet un jugement très favorable. Le succès en fut
d' ailleurs si grand que, pour la commémoration de la mort de Garibaldi,
notre pianiste-compositeur fut requise à son exécution par le maître
Pier Antonio Coppola. Ce pauvre Coppola qui comme compositeur eut la mauvaise
fortune d' être le contemporain de Rossini, obtint ce soir là un
grand succès en compensation.
SOURCES et REFERENCES principales et NOTES numérotées dans
cet article
A
- Archives privées ( beaucoup aujourdhui sont dans les bibliothèques
de Faenza et de Sienne, dons de Lucie Burckhardt )
Ce sont les souvenirs
autobiographiques de Cesare Mussini et la liste complète de ses tableaux
( portraits exclus) écrits par son fils Arturo, les Cenni biografici (aperçus)
du petit-fils Lodovico Verzani et tant de lettres adressées à Cesare
souvent à Berlin ou St Pétersbourg...écrites par sa femme
adorée Elise, ses frères et soeurs, père, mère, sa
tante Marie et les grands parents Blesson-Schmedding et les riches souvenirs imprimés
d' Elise Blesson-Mussini, du docteur Lorenz Liertz et du colonel Bruno Vanzi
B - Les articles du docteur Guy Leclerc - Concernant Cesare Mussini cf la
note 6 - Sarti cf note 1 - Sur Sarti et les familles alliées Sarti-Mussini
( Verzani-Vanzi) et Blesson- Tassaert ( Schmedding ) cf 2 articles de la revue
annuelle) Tournefeuille a) 2000 " Tassaert et Sarti " b) 2003
" Les Tassaert, leur milieu, leur descendance" et l'article paru
à Berlin en mai 2001 dans la revue trimestielle Monatsschrift sous le titre
"Das Haus Verona-Blesson ein Jahrhundert italienisch-französischer Familiengeschichte
17/18 unter den Linden, haute 45 " sur le site internet www.berlinische-monatsschrift.de
( Mai 2001 Heft 5 ) C - Références principales et notes numérotées
dans le texte : 1 Sarti Giuseppe, maître de chapelle du roi du Danemarck
pendant 20 ans, de Catherine II de Russie pendant 18 ans, entre temps du Döme
de Milan pendant 5 ans durant lesquels il enseigna Cherubini après avoir
été maître de choeur de l' Ospedaletto à Venise. D'ou
sa présence dans un grand nombre d' archives musicales répertoriées
dans le RISM ( dont Milan, Rome, Naples, Stanford...) et maints dictionnaires
( New-Groves, MGG, Fétis, Eitner, Rieman... ). - Les thèses
sur Sarti : une au Danemark, 3 en Italies soutenues par Gisella Ponzi (1967-68),
2 sur les sonates Silvia Calonghi (1992) et Roberto Satta 1995 - Satta Roberto,
pianista* 1970: sua tesi, suoi studi sulle"Sonate per clavicinbalo o forte
piano di GIuseppe Sarti (rivista Studi e documenti N°43, 2002) - Venturi
Simonetta Paolo Alberghi e Giuseppe Sarti Faenza 1999 - Pasolini-Zanellli
G.:Giuseppe Sarti, musicista del secolo XVIII (Tipo Pietro Conti 1897) - Mooser
Alloys : Annales de la musique et des musiciens en Russie au XVIII è S.
(Ed.Mont- Blanc 1950) - Convegno Internazionale Sarti à Faenza 1983
suivi de la publication des Atti ( actes)del Convegno Sarti en 1986 ( Bologne)
- Catalogo de l' exposition du Palazzo Milzetti à Faenza 1983 - Celebrations
du bicentenaire de la mort de Sarti à Faenza, Rimini...pendant l'année
2002 avec nouvelle exécution à l'époque moderne suivie d'enregistrements
de ses opéras " Armide et Rinaldo" et " Enea nel Lazio"
( Enée dans le Latium) et de son " Requiem pour la mort du roi Louis
XVI . Le 29 nov. 2002 à Faenza, à la clôture de ces célébratrions,
j'ai fait une communication lue par Romano Vettori, secrétaire de l' Académie
philharmonique de Bologne : " Nuovi documenti biografici e iconografici
su Giuseppe Sari e la sua famiglia" 2 Natale Mussini : cf Pasolini-Zanelli,
Mooser,Filippo Brochi, Eitner, RISM, New-Groves, Lebedur, Wier Albert, archives
des Conservatoires de Florence (Liugi Cherubini) et de Naples, des Bibliothèques
Nationales de Berlin, Paris et de l' Université de Stanford... 3 Gordigiani
Luigi : dans son tableau " Stanislaw Poniatowski libérant ses esclaves
polonais " son petit-neveu le prince compositeur Joseph Poniatowski avait
demandé à Cesare d' y introduire le portrait de Luigi Gordigiani
et son autoportrait. 4 Luigi Mussini , directeur de l' Académie des
Beaux-Arts de Sienne eut l'honneur de 4 thèses récentes à
Perugia et à Sienne et en 2001-2002 celle de notre amie Patrizia Agnorelli
sur la bibliothèque de Luigi. Patrizia en prépare une seconde qui
concernera le séjour parisien de Luigi.Ses oeuvres sont exposées
à la Galerie Moderne du Palais Pitti, dans les musées de Sienne
( Académie, Monte dei Paschi...) de Prato, de la Brera à Milan et
en France à Montauban près de son ami Ingres, à Avranches
et à Bourg en Bresse. Membre correspondant de l' Institut de France, le
Gouvernement s'honorait de lui passer des commandes et l' Impératrice Eugénie
lui rendit visite à Sienne. Délicat écrivain bilingue franco-italien
on lui doit au moins 3 livres "Scritti d' Arte ", "Di Palo in Frasca
" et surtout publiées après sa mort par sa filleule Luisa Anzelloti
ses lettres artistiques précédées de sa biographie "
Epistolario artistico di Luigi Mussini con la vita di lui" 5 Ambroise
Thomas : son amitié pour Adèle et Luigi se poursuivit avec le gendre
de Luigi, le peintre Alessandro Franchi comme en témogne une belle photo
de lui prise à Rome et dédicacée à Franchi
6 Cesare Musssini ( cf Thieme und Becker, Groves, Benezit, divers dictionnaires
italiens et livres traitant du 19è S.,des articles et des catalogues :
- Cultura neoclassica e romantica nella Toscana Granducale ( par Sandra Pinto
1972 ) - "L' Immagine di Leonardo" catalogue de l'exposition à
Vinci 1997 par les Drs Paolo Ciardi et Carlo Sisi Ses tableaux sont exposés
à Florence dans la galerie des Offices ( 1autoportrait et non 2 ), trois
dans la galerie moderne du Pitti (portrait de son grand père "Sarti",
"la Pélégrine", "le Tasse qui lit ses vers à
Eléonore d' Este" et dans la Méridienne du Pitti "La conjuration
des Pazzi ", à l' Accademia ses deux chefs d'oeuvres " La Mort
d' Atala" et "Leonard de Vinci mourant dans les bras de François
I", à la villa Stibbert "La famille Stibbert", à
l'Hopital des Innocents "L'amiral Castiglioni". Cesare a peint des fresques
dans la Meridiana, et à Rovezzano dans la villa Strozzi al Boschetto "Michele
Ange reçoit Louise Strozzi" et la villa Favard ex Poniatowski. En
Italie on voit encore son bel autoportrait réduit dans la maison de Raphaël
à Urbino (cf illustration- Cesare peignit 10 autoportraits la plupart pour
sa famille), dans le musée de Parme "Caîn méditant son
fratricide" et un énorme dessin sur carton de " St Jean Baptiste
prêchant dans le désert ", et dans le palais royal de Turin
"Nous sommes libres ou Botzaris qui tue sa femme avant de se suicider pour
échapper au joug musulman" .Ont été détruites
par la dernière guerre ses oeuvres de Livourne, de Dresde et de Berlin.
A St Péterbourg dans la cathédrale St Isaac, sont encore exposées
3 des 6 scènes de la vie du Christ que le Tsar Nicolas Ier lui avait commandées
" Le Baptême", "La Circoncision" et "La Présentation
au Temple". Théophile Gauthier a admiré les 6 et les a décrites
dans " Son voyage en Russie " en 1859 et Pedro II, l' Empereur du Brésil
gendre du Tsar de retour de St Pétersbourg en 1875 s' arrêta à
Florence pour féliciter Cesare en français " Vos couleurs sont
belles et bien conservées alors que celles de vos collègues ont
noircies ". Cela tenait à sa découverte stupéfiante
en 1837 de couleurs sans huile de grande résistance dont il vendit le brevet
secret en 1875 à la firme Schmincke de Düsseldorf qui produit depuis
les COLORI MUSSINI avec grand succès dans le monde entier. Schmincke, pour
le bicentenaire de la naissance de Cesare a demandé à l'auteur de
bien vouloir résumer sa biographie en cours - brève biographie
Cesare Mussini (titre incertain) qui va paraître sur le site de la firme
Schmincke pour les "Mussini 200 anni della nascità"
7 Le sculpteur siennois G.Dupré encouragea Luigi à se présenter
au concours de directeur de l' Académie des Beaux-Arts de Sienne. Il sculpta
pour Luigi le gracieux gisant de sa fille Luisina décédée
jeune, portant l'inscription "Non la distate " ( ne la dérangez
pas) in Palais public; Dupré écrivit "Pensieri sull' arte...
"Où l'on trouve parfois Cesare, souvent Luigi et Benvenuti, Bartolini,
Azeglio, Giusti, Niccolini, Poniatowski....
8 Elena Mussini cf dictionnaires
Eitner, Lebedur et de nombreuse lettres 9 Adele Mussini-Branca : New Groves,
Eitner, Fétis (suppl.Pougin), Wier Albert 1938, Pasdirek 1904- 10 vol.4pp
1066-67, Cohen Aron (internat.encyclp.of women composers et surtout "In Memoria
di Adele Musin" Siena 1890 10 poète satirique (i féroce
autant pour le grand duc Leopold que pour l'Autriche dans le "Couronnement".Très
ami d' Azelio et du marquis Capponi il meurt de phtisie chez ce dernier en 1850.
Il est enseveli à San Miniato où repose aussi près du choeur
Catherine Blesson née Schmedding et sa fille Elisa Mussini née Blesson.
Giusti écrivit aussi "la confiance en dieu" (la fiducia in Dio)
quI inspira à Bartolini une superbe statue féminine ( musée
de Prato près de l'autoportrait de Luigi Mussini 11 Catherine était
la fille du Conseiller Royal intime Johann Heinrich S. Ministère du Culte
à Berlin (Cf internet pour lui et Ludwig Blesson). 12 Florence est
ici le personnage principal avec ses églises,le Dôme, l'Annunziata,
Santa Croce, Santa Maria Novella, San MIniato, les Offices, le Pitti, Michel ange,
Vinci, Raphael, Dante, le Tasse, les Médicis et Bianca Capello.
Dr.Guy LECLERC, mars 2004
NB : Guy Leclerc est aussi poète.Sur
internet avec le moteur Google et le thème Guy Leclerc+Mur de poèsie,
clicker sur son nom figurant sur la liste alphabétique : en 2003 vous découvrez
son poème "Pauvre Creuse" (3 Lignes de CV et sa photo) et bientôt
en 2004 " A soeur Emmanuelle" poème accompagné du merci
de soeur Emmanuelle.